Revue de presse

Interview de François (Di6dent)

Le 4 juin 12.012, par Francois6po

nterview publiée dans le numéro 1 du magazine Di6dent (Janvier 2011, page 20), réalisée par Julien Clément.

Di6dent. Quand et comment as-tu découvert Bloodlust

François. J'ai fais ma première partie de Bloodlust quand j'étais à la fac à Limoges. C'est mon compère Rafael (co-auteur sur l'édition Métal) qui était derrière l'écran. Après cela, j'ai acheté le jeu et je suis devenu meneur à mon tour.

Di6. Qu'est-ce que tu as trouvé dans Bloodlust que tu ne trouvais pas dans les autres jeux de l'époque ?

Fr. Les Armes-Dieux, tout simplement. A la même époque il y avait bien le jeu de rôle Stormbringer mais les jeunes royaumes ne m’attiraient pas en tant qu’univers de jeu, même si j’ai beaucoup aimé les romans quand j’étais ado.

De plus, Bloodlust permettait de faire des parties bien défoulantes – on y lâche facilement la tête – tout en posant une thématique de fond intéressante, pour peu qu’on prenne la peine de regarder. Comment réagit-on quand on devient une sorte de demi-dieu dans un monde où la morale est tout en demi-teinte ? Dans Bloodlust le « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » de Spiderman se fait copieusement tabasser la gueule.

Di6. Tu prépares actuellement un "remake" de ce jeu. Peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?

Fr. C’est une idée lancée par John Doe. LG nous sachant de vieux fans du jeu est venu nous solliciter, Rafael Colombeau et moi-même, pour participer au projet. Il s’agit, comme tu le signales à juste titre, d’un remake et pas d’une 2ème édition. Tout en gardant les fondamentaux, nous avons remanié l’univers pour y injecter encore plus de richesse et de profondeur. Bon forcément en faisant une réponse courte ça sonne comme un « making of » promotionnel. Il faudra plus de place pour en parler.

Di6. Qu'est-ce que tu réponds à ceux qui pensent que refaire un jeu vingt ans après sa sortie, c'est du passéisme ?

Fr. « Je mets les pieds où je veux... et c'est souvent dans la gueule. » Ah non, je me trompe de film là.

Le passéisme, ce serait vrai si nous ressortions le Bloodlust de 91 tel quel, ou avec juste quelques modifications. Ce n’est pas le cas. Une bonne thématique n’a pas d’âge et celle de Bloodlust est excellente. L’essentiel est de la traiter d’une manière intéressante pour l’œil du lecteur moderne. D’où l’importance, à mon sens, de faire un remake. Nous avons bon espoir d’avoir réussi. Cela étant dit, ça n’empêchera pas certains de crier au passéisme et d’autre de dire que « c’était mieux avant ». Les retours lors des démos en conventions ont été bons. C’est très encourageant pour nous.